Sacré chœur de Gilgamesh

Nadine Walsh, Jean-­Sébastien Bernard, Franck Sylvestre

Sacré chœur de Gilgamesh

Tout public dès 12 ans – Durée : 1h15

Arrogance, violence, abus de pouvoir, profanation sont le lot de ce héros, mais à travers toutes les couches de ce profond récit, l’Épopée de Gilgamesh parle aussi d’amitié, de beauté, de courage et d’humilité.

Nadine Walsh et ses complices en ont fait un objet contemporain pour propulser cette parole archaïque. Tout autour s’est définie une esthétique presque radiophonique : trois lutrins, trois micros, trois douches de lumière.

Les voix sonnent, résonnent, se superposent, se coupent, murmurent, s’interpellent, s’écoutent, s’envolent, dessinent des paysages.

De là, on entend un chœur.

Adaptation du texte : Nadine Walsh, Assistant à la création : Michel LeveSque, Conseiller aux arrangements musicaux : Michel Faubert, Conception lumière : Calex, Production : Les filles d’Aliénor

Trois voix qui sonnent, résonnent, se superposent, se coupent, murmurent, s’interpellent, pour nous raconter en chœur une épopée où s’entrelacent le moderne et l’archaïque, le profane et le sacré.
L’Épopée de Gilgamesh est un récit sumérien, un patrimoine oral qui remonte à la nuit des temps. Il y a environ 5000 ans, l’homme l’a figée sur des tablettes d’argile. Poème de la condition humaine, cette épopée constitue la plus vieille histoire écrite.
Gilgamesh est un roi, un presque dieu, fort, beau, mais mortel. Souverain absolu de la cité d’Uruk, il abuse de son pouvoir. À bout, le peuple se plaint aux dieux qui créent alors Enkidu, un homme sauvage, aussi fort que Gilgamesh. Les deux hommes s’affrontent, aucun ne fléchit. Dès lors, l’homme de la cité et l’homme de la steppe deviennent inséparables, pour affronter de nombreuses épreuves, qui conduiront Enkidu à la mort et Gilgamesh à devenir un monarque avisé.
Leur puissance conjuguée les rend invincibles, arrogants, téméraires, jusqu’à affronter le terrible Humbaba, à profaner la déesse Ishtar et à combattre le Taureau céleste. Mais à la mort de son ami, Gilgamesh, dévasté, hanté par l’idée de sa propre mort, part en quête de l’immortalité.
Il marche jusqu’au bout du monde, jusqu’au bout de lui-même, jusqu’à sa rencontre avec un vieux sage, témoin du Déluge. Là, Gilgamesh se résigne enfin à accepter sa finalité et à rentrer chez lui. Le héros est grandi par la défaite. Arrogance, violence, abus de pouvoir, profanation sont le lot du héros, mais à travers toutes les couches de ce profond récit, l’Épopée de Gilgamesh parle aussi d’amitié, de beauté, de courage et d’humilité.
Pour porter ce monument, trois voix fortes et fragiles comme des tablettes d’argile. Un chœur, un SACRÉ CHOEUR DE GILGAMESH !
Avant d’être gravée dans l’argile par les Sumériens trois millénaires avant notre ère, l’Épopée de Gilgamesh se transmettait oralement depuis la nuit des temps.
Ce récit, en passant de l’oralité à la forme écrite, était promis à un destin exceptionnel, inimaginable alors : constituer un jalon historique majeur en tant que plus vieille histoire écrite de l’humanité, redécouverte à une époque où l’écrit deviendrait virtuel.
C’est d’après la traduction de Jean Bottéro, assyriologue de renom, que j’ai adapté le texte en gardant l’essentiel de l’œuvre. Cependant, la fragilité des tablettes d’argile a réduit en poussière des fragments de l’épopée. Pour compenser cette perte, j’ai tissé certains passages afin de reconstituer la trame du récit.
Ainsi s’entrelacent le moderne et l’archaïque, le profane et le sacré.

Infos spectacle
  • Date
    11 mai 2019 20 h 00 min
  • Tarifs
    Tarifs
    Plein tarif : 13€, Tarif adhérent Arts du Récit : 8€, Tarif réduit (De 6 à 26 ans, étudiants, demandeurs d'emploi, famille à partir de 2 enfants et un adulte, personnes en situation de handicap) : 6€
  • Pass
    PASS 1, 2 et 3