Dans le jardin des dieux

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Clélia Tavoillot

Dans le jardin des dieux

Spectacle tout public dès 7 ans – Durée 1h00

Tel un herbier des dieux, ce spectacle est tissé de récits issus de la mythologie gréco-romaine.

Ainsi se croisent Apollon couronné de laurier, Aphrodite et ses plantes de l’amour mais aussi Zeus, Héra, Athéna et d’autres, dans un joyeux ballet de légendes végétales de la Méditerranée. Un spectacle pour nous rappeler des liens forts et sacrés qu’entretenaient les Anciens avec la nature.

Création 2016 (La belle au laurier) / Retour sur création 2018. Écriture, récit et chant : Clélia Tavoillot. Aide à l’écriture : BDLS. Collaborations artistiques : Flora Devi & Aimée de La Salle. Production : Cie L’oiseau lyre. Soutien à la résidence de création : Drac, Draaf et Région Languedoc Roussillon dans le cadre du projet national «Nature sensible».

L’herbier des dieux
Zeus et le chêne : Arbre de la justice, c’est lui qui reçoit la foudre de Zeus pour faire régner l’ordre sur terre. On dit aussi que l’arbre entouré de lierre ou d’un tilleul est la trace de vieux amoureux à jamais enlacés.
Héra et la laitue : Héra bien décidée à avoir un enfant sans l’aide de son infidèle de mari, alla trouver Flore (Chloris) dans son jardin merveilleux. Elle lui fit manger une laitue au suc fécondant...
Apollon et Le laurier : Avant d’être l’arbre d’Apollon, le laurier était une nymphe au doux nom de Daphné. De cet arbre sort aussi une belle farceuse comme nous le dit un conte grec.
Déméter et le bois sacré : Il y avait un bois où Déméter, déesse de l’agriculture aimait se promener. Sous l'écorce d'un chêne sacré, une hamadryade se cachait. Un jour, un prince plein d’orgueil décime ce bois sacré pour la charpente de sa future salle de banquets... Il connaîtra alors la colère de Déméter.
Athéna et l’olivier : Athéna et son oncle Poséïdon se disputèrent la région d’Athènes. Le roi des lieux, proposa de choisir le dieu qui offrirait le présent le plus utile aux mortels... L’histoire raconte qu’Athéna fit apparaître cet arbre symbole de paix dans toute la Méditerranée, l’olivier.
Aphrodite, reine du végétal : On raconte qu’à ses premiers pas sur terre, fleurs et frais bosquets ont poussé. La rose lui est consacrée et ainsi que le myrthe, petit arbuste avec lequel Eros se taille son arc. Le mythe nous parle d’Adonis, enfant chéri par Aphrodite, né d’un arbre à la sève odorante. Le conte nous parle d’un prince parfumé, au charme divin créé par une jeune femme audacieuse.

À propos du spectacle Dans le jardin des dieux :

1) Dans le jardin des dieux reprend six histoires issues des Métamorphoses d’Ovide. Sachant que l’ouvrage en dénombre plusieurs centaines, qu’est-ce qui a attiré votre attention dans ces six légendes en particulier ?

Les histoires rapportées par Ovide témoignent du panthéisme des anciens : animaux, végétaux, minéraux seraient issus de métamorphoses de la main des dieux. Mon intention avec ce spectacle était de raconter les liens sacrés que les Anciens entretenaient avec la nature, et tout particulièrement les arbres et les plantes. J'ai donc choisi des légendes végétales en veillant à une diversité : arbres, arbustes, fleurs, plantes aphrodisiaques... Ovide n'est pas ma seule source, j'ai aussi travaillé à partir de textes grecs (Apollodore, Callimaque et d'autres).

2) Dans votre spectacle, chaque légende est associée à un chant traditionnel comme la chanson québécoise Si tu te fais rose pour l’histoire d’Apollon et du laurier. Qu’est-ce que cela apporte au récit selon vous ?

Le chant québécois dont vous parlez s'appelle les Métamorphoses. On est loin de la Méditerranée mais c'est le motif des métamorphoses amoureuses qu'il m'a intéressée de mettre en parallèle avec Apollon et Daphné. Le chant dans un récit est comme le parfum d'une rose. On peut aimer la fleur pour sa beauté, on l'aimera davantage si elle est parfumée. Le chant donne une résonance à l'histoire. Il apporte une autre écoute, plus sensible.

3) Ce spectacle met en avant le lien qu’entretenaient les anciens avec la nature. Est-ce un de vos sujets de prédilection ? Pourquoi ?

La protection de l'environnement me tient à cœur et j'avais envie, avec Dans le jardin des dieux, de sensibiliser les gens à sa préservation par des récits qui les touchent, qui établissent des correspondances entre l'humain et le monde végétal.

4) Comment votre spectacle, créé en 2016, a-t-il évolué au fil des représentations ?

Il s'est métamorphosé depuis sa création ! À l'origine, j'avais mêlé contes et mythes méditerranéens mais la dimension végétale n'était pas assez forte et puis le spectacle était trop long. Au fil des représentations, surtout lors de balades contées, j'ai saisi l'importance de récits courts à ajuster selon le cadre. J'ai donc resserré mon écriture sur des mythes gréco-romains en bénéficiant d'un regard extérieur plus avisé sur la matière.

5) Vous jouez parfois ce spectacle en extérieur, à l’occasion de balades contées. La qualité d’écoute est-elle différente dans ce cadre là ? Ce format est-il plus propice à l’improvisation, l’interaction avec votre environnement immédiat ?

Raconter en extérieur apporte une tout autre dimension, dans un jardin comme en pleine nature. Le spectacle Dans le jardin des dieux y trouve le plus bel écho. Une brise, un chant d'oiseau, un craquement de branche. Tout fait résonance. Dans ces moments là, je me sens vraiment à l'unisson avec la nature. Lors de balades contées, le public lâche sa posture de spectateur : on est davantage dans un temps de partage et d'écoute mutuelle. Il n'est pas rare que des passionnés de botanique soient de la partie alors je leur laisse des ouvertures. Il m'arrive aussi de raconter Dans le jardin des dieux avec un naturaliste, au cours de balades contées à deux voix. Nous y mêlons nos approches : artistique et (ethno)botanique. C'est très complémentaire.

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