Mélancolie Motte

mélancolie motte festival conte

A vingt ans, elle opte pour l’aventure des Beaux-Arts et y découvre une gravure d’Albrecht Dürer, intitulée Saint Jérôme dans sa cellule; le Saint protecteur des artistes. Sur le seuil, un lion. Il est là pour veiller à ce que la maladie des créateurs de génie ne s’introduise pas dans les lieux. Cette maladie, c’est la mélancolie…

Étrangeté du hasard ou ironie du sort ? C’est en tous cas suite à cette découverte qu’elle décide de quitter doucement l’Histoire de l’Art pour embrasser l’art des histoires : à tâtons de la poésie et du langage, à mi-chemin entre la peinture des émotions et la symbolique des récits, a germé avec obstination, depuis 1998, le besoin et la nécessité de paroles pour Dire : l’ordre des choses et le désordre du monde, ses doutes idiots et ses idioties légères, ses questions sans réponse et ses points d’exclamations affirmés,… sans oublier, cachés dans l’ombre fraîche, les petits bonheurs contradictoires qui nous tiennent, les petites résistances humaines inconnues, qui fabriquent un peu de ce « en toute liberté » que l’on recherche avec tant d’ardeur…

L’anecdote
Le prénom Mélancolie est bel et bien écrit sur son extrait de naissance, en parfait flamand, juste à côté de la date explicite « geboren de 29ste september 1970 ». Un choix de ses parents issu d’une inclinaison singulière pour le poète surréaliste Philippe Soupault, qui écrivait :
« Mélancolie, Mélancolie, quel joli nom pour une jeune fille ! »

Voir pendant le festival

Infos et liens