Descendez le Fleuve, avec Jaures

Fleuve par Jaures APARDAP
Après Papa Malick et Abraao, c’est Jaures, également accueilli de l’APARDAP, qui livre son ressenti sur un des spectacles du festival. Après avoir vu “Fleuve”, il exprime de manière très forte ce que lui a inspiré la création d’Amandine Orban de Xivry et Marie Vander-Elst.

Tu lâches, tu deviens lâche,
lâcher c’est savoir aimer
Aimer c’est la porte de l’âme, je suis comme un âne
qui porte toutes ses âmes
oui je sens le poids de mes proches, de mes convictions
c’est l’héritage naturel, je dois partir
partir c’est mourir,
une partie de moi meurt sans le savoir.
Il n’y a plus de graines, plus de graisse, ça me gêne.
Je ne sais plus écouter, plus de conseils des vieilles personnes,
juste parce qu’elles sont vieilles, les idiots vieillissent aussi.
Le regard de l’autre tue et met à nu, je dois…
je dois… je ne sais plus
tout ce que je sais dire m’étouffe, je n’ai plus de foi,
plus de frayeur, tout roule dans le vide.
Seul dans cette vie de merde qui m’inonde
de mensonges croyant que c’est un songe, rien ne change,
tout n’est que mensonge.
Au moins une graine,
je ne peux pas rentrer sans germe.

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