Jean-Louis Compagnon

Jean-Louis Compagnon aime les mots qui chantent, la musique qui parle et les sons qui sonnent. C’est simple. Mais cette simplicité est exigeante, comme la cuisine de tous les jours, qu’on goûte avec un plaisir innocent, sans jamais se demander pourquoi on l’aime.

En 1990, après 10 ans de rencontres musicales, notamment dans les pays de l’est, le batteur Charles-Lolo-Bellonzi lui propose de travailler avec lui. De leur rencontre naîtra Blue Belouse un septet hétéroclite de blues. Dans le même temps, il commence à travailler en duo avec la conteuse Michèle Bouhet et très vite il sent que le rapport musique/récit l’intéresse par-dessus tout. C’est dans l’accompagnement qu’il parvient le mieux à exprimer une sensibilité faite d’accents, de suspensions, qui sont autant de réponses ou de suggestions.

Sa rencontre avec la conteuse Bernadette Bidaude le conforte dans son envie de poursuivre sa quête d’accompagnateur de la parole. De la même façon, il va s’immerger dans le texte de Stefan Zweig pour composer la musique de scène de lettre d’une inconnue, création de la Cie de la Trace, mise en scène de Céline Thiou, avec Isabelle Bouhet (comédienne) et auprès de Christian Compagnon et Sylvain Girard (musiciens). En 2011, il signe la mise en scène du spectacle Les Mangeurs d’Aurore avec Michèle Bouhet, conteuse, et Antoine Compagnon, musicien et poète. En 2012, il partage l’écriture et le jeu avec Michèle Bouhet dans la création Là d’où vient la mer.

Jean-louis Compagnon défend la dignité humaine face à ce qui la menace. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la gravité n’exclut jamais l’humour. Ses coups de gueule deviennent comme des chants de liberté.

La Nouvelle République